T-Mobile prend feu pour un système de sonneries présumé

Les entreprises de services locaux (ESL) ont intenté un recours collectif contre T-Mobile en raison de la pratique antérieure de l’entreprise consistant à insérer de fausses sonneries dans certains appels qui ont été passés mais qui n’ont pas été complétés aux consommateurs des régions rurales.

T-Mobile en 2018 a accepté de payer une amende de 40 millions de dollars dans le cadre d’un règlement avec la FCC après que des plaintes ont déclenché une enquête qui a révélé un schéma de problèmes persistants de livraison d’appels dans les zones rurales, ainsi que la pratique du transporteur d’injecter de fausses sonneries dans « des centaines de millions d’appels. »

Cependant, le recours collectif proposé (PDF), déposé vendredi devant un tribunal fédéral de l’Illinois par Craigville Telephone Company, basée en Indiana, qui fait affaire sous le nom d’AdamsWells Internet Telecom TV, et Consolidated Telephone Company (CTC), basée au Minnesota, affirme que le décret de consentement de la FCC n’a rien fait pour indemniser les opérateurs locaux pour les préjudices causés par les « pratiques trompeuses » de T-Mobile, arguant qu’il violait la Loi sur les communications, entre autres, et demande un jugement d’au moins 750 millions de dollars.

Vous aimez cette histoire ? Abonnez-vous à FierceWireless !

L’industrie du sans-fil est un monde en constante évolution où les grandes idées arrivent tous les jours. Nos abonnés comptent sur FierceWireless comme source incontournable pour les dernières nouvelles, analyses et données sur ce marché de plus en plus concurrentiel. Inscrivez-vous dès aujourd’hui pour recevoir des nouvelles et des mises à jour sans fil dans votre boîte de réception et les lire en déplacement.

Dans le cadre de ses efforts pour résoudre les problèmes persistants d’achèvement des appels en milieu rural, la FCC a interdit en 2014 l’utilisation de fausses sonneries, ce qui peut amener un client à croire à tort que son appel est passé mais que le destinataire ne répond pas.

« C’est-à-dire que l’appelant croit que le téléphone sonne dans les locaux de l’appelé alors qu’il ne l’est pas », a écrit la FCC dans cet ordre. « Un fournisseur d’origine ou intermédiaire peut le faire pour masquer le silence que l’appelant entendrait autrement pendant un temps de configuration d’appel excessif. En conséquence, l’appelant peut souvent raccrocher, pensant que personne n’est disponible pour recevoir l’appel. »

Le nouveau procès affirme que les entreprises des LEC rurales ont été lésées par le système de fausses sonneries de T-Mobile de plusieurs manières, notamment: perte de profits, de revenus et de possibilités de demander une indemnisation interentreprises, atteinte à la réputation par la fausse impression des clients de T-Mobile que leur opérateur rural local était responsable des échecs d’achèvement des appels, perte de bonne volonté avec les clients, perte de temps associée aux heures nécessaires pour enquêter et répondre aux plaintes des clients, et perte de revenus pour les rabais qui devaient être consentis pour fidéliser les clients mécontents.

Après le règlement de la FCC, T-Mobile a reconnu son « oubli », qu’il a déclaré involontaire et corrigé début 2017, selon un communiqué envoyé à NPR à l’époque.

Le nouveau procès revendique une décision plus calculée, affirmant que « T-Mobile a consciemment utilisé cette pratique illégale pour masquer l’incapacité systématique de ses opérateurs intermédiaires à fournir des appels à coût élevé acheminés vers les zones rurales des États-Unis, ce qui a créé une marge négative pour T-Mobile. L’utilisation de fausses sonneries a trompé les clients en leur faisant croire que les appels atteignaient leur destination prévue et a ainsi transféré la responsabilité de ces échecs d’appels sur les compagnies de téléphone locales, en particulier les transporteurs ruraux, même si les appels n’ont jamais atteint les réseaux de ces transporteurs ruraux. »

En plus de T-Mobile, le procès nomme le fournisseur intermédiaire Inteliqunet, basé à Chicago, qui a transporté le trafic de T-Mobile vers d’autres transporteurs via un accord-cadre de services 2015. La plainte allègue qu’Inteliquenet cherchait à réduire le coût des frais d’accès, qui sont payés aux compagnies de téléphone locales pour utiliser leur réseau pour résilier les appels effectués par les abonnés de T-Mobile. Pour réduire les coûts, les ESL affirment qu’Inteliqunet et T-Mobile ont activement conspiré pour  » élaborer des stratégies visant à dissuader ou à empêcher les clients de passer des appels téléphoniques pour lesquels il y a des coûts par minute élevés à compléter « , notamment en forçant d’importants volumes d’appels ayant échoué.

Le procès accuse également T-Mobile, Inteliquent et « plusieurs co-conspirateurs actuellement non identifiés » de multiples actes de fraude électronique et d’activité de racket en violation de la Loi sur les organisations corrompues et influencées par le Racket (RICO).

Un porte-parole de T-Mobile n’était pas immédiatement disponible pour répondre à la demande de commentaires.

Le nouveau procès intervient alors que l’opérateur attend un procès beaucoup plus visible pour commencer. Le mois prochain, le procès pour décider de la fusion en cours de T-Mobile avec Sprint débutera, à moins qu’un règlement ne soit conclu avec plus d’une douzaine d’AG de l’État qui poursuivent pour bloquer l’accord.

Dans ses efforts pour promouvoir la fusion, T-Mobile s’est engagé à étendre la couverture sans fil, en particulier dans les zones rurales.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.